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Pour en finir avec le mal des transports

 

Quelques dispositions simples peuvent vous éviter de gâcher vos vacances à cause du mal des transports.

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Interview du Docteur Didier Bouccara, praticien Hospitalier, Hôpital Européen Georges Pompidou, Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) : « Si le mal des transports est trop invalidant, je conseille la rééducation par un kinésithérapeute spécialisé »

D'où vient le mal des transports ?

Docteur Didier Bouccara -  L'homme n'est pas naturellement « programmé » pour prendre l'avion, le bateau ou un autre mode de transport. Le mal des transports provient d'une sensibilité variable d'une personne à l'autre aux déplacements latéraux droite-gauche ou verticaux, éventuellement combinés, comme, par exemple, en bateau.

Elle génère une discordance dans la perception des informations sensorielles de trois origines : la vision, la proprioception (ou connaissance inconsciente de notre position sur nos pieds) et le vestibule. Ce dernier est une cavité de l'oreille interne contribuant à l'équilibre quels que soient notre position et nos mouvements.
Cette sur stimulation du cerveau entraîne des malaises : nausées, hyper salivation, vomissements, sensation d'instabilité…Ils peuvent être très désagréables et s'accompagner de stress, d'anxiété et d'augmentation du rythme cardiaque. Lire ou regarder une vidéo peut augmenter le mal des transports. Le cerveau qui se polarise sur des informations visuelles sera moins sensible aux autres informations liées au déplacement. Fréquent chez l'enfant, le mal des transports évolue avec le temps. Avec la maturation du cerveau, beaucoup d'adultes n'en souffrent plus.

Existe-t-il des médicaments, des traitements qui évitent le mal des transports ?

Docteur Didier Bouccara - Oui. Certains, connus depuis longtemps, sont des sédatifs. C'est-à-dire qu'ils font dormir. D'autres sont des patchs contenant de la scopolamine à placer derrière l'oreille avant le voyage. Enfin, il existe des médicaments homéopathiques. A vrai dire, ces médicaments ont potentiellement un effet difficile à évaluer du fait des réponses individuelles variables.

Plus récemment, certains kinésithérapeutes mettent en œuvre des techniques visant à habituer le cerveau aux mouvements imposés par les différents modes de transport. Ce sont des techniques de rééducation de l'équilibre : fauteuils rotatoires, plates-formes utilisant le mouvement des yeux (ou « optocinétiques »), techniques de réalité virtuelles utilisant un masque posé sur les yeux, avec des exercices dans différents environnements virtuels mobiles.

Comment  prévenir le mal des transports ?

Docteur Didier Bouccara - Quelques dispositions simples permettent aux personnes sensibles de le limiter. Avant le voyage, je conseille de partir reposé, de ne pas être à jeun, mais de prendre un repas léger en évitant les intolérances alimentaires particulières perturbant la digestion. A bord du véhicule, on se placera de préférence dans le sens de la marche et on évitera de lire ou de regarder une vidéo. En voiture ou autobus, il est préférable de s'installer à l'avant, ce qui facilité l'adaptation visuelle et, si possible, de s'arrêter environ toutes les deux heures pour pouvoir respirer de l'air frais à l'extérieur. En avion, essayez de réserver une place au milieu de l'appareil, au niveau des ailes et d'orienter la ventilation vers votre visage. En bateau, installez-vous de préférence au milieu, l'endroit le plus stable.

 

Propos recueillis par Nadine Allain