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Et si nous parlions du sommeil ?

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Et si nous parlions du sommeil ?

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Le 06.03.2024 dans Actualités / Santé

Et si nous parlions du sommeil ?

 

Un tiers de notre vie est consacré au repos et au sommeil. Cette période de notre quotidien est particulièrement importante. Elle implique de réels enjeux de santé publique pour les chercheurs, les médecins et les décideurs politiques. Le sommeil influence la santé ; un mauvais sommeil favorise les risques de maladies cardiovasculaires, d’obésité, de diabète, de cancers et d’accidents.

L’INSERM, en 2017, constatait la dégradation du sommeil des Français et posait la question de l’évolution de l’état de santé de la population. Ainsi l’institut français de recherche médicale soulignait que :

  • la fréquence des troubles du sommeil augmente depuis plusieurs années ;
  • une personne sur trois est concernée par un trouble du sommeil ;
  • les français dorment 1h30 de moins depuis 50 ans ;
  • 45% des 25-45 ans considèrent qu’ils dorment moins que ce dont ils ont besoin ;
  • 13% des 25-45 ans considèrent que dormir est une perte de temps.

 

Qu’est-ce que le sommeil ?

Le sommeil est caractérisé par « une baisse de l’état de conscience qui sépare deux périodes d’éveil » *, une perte de la vigilance, une diminution du tonus musculaire et une conservation partielle de la perception sensitive. Il est constitué d’une succession de plusieurs cycles alternant sommeil lent et sommeil paradoxal.

* Source : Inserm, 2017, Sommeil - Faire la lumière sur notre activité nocturne

L’évolution du rythme du sommeil

Le sommeil évolue au cours de la nuit. De façon schématique, le début du sommeil et les premiers cycles correspondent à un sommeil lent profond et la fin de la nuit est consacré au sommeil paradoxal. 

Le rythme du sommeil est modifié également au cours de la vie en fonction de l’âge, de l’environnement, de l’hygiène et du rythme de vie et de la génétique.

 

Le sommeil, c’est la santé

Le sommeil a un impact très important sur notre santé et notre métabolisme. Il est dédié à la récupération physique et mentale. Les chercheurs émettent l’hypothèse que cette récupération est une conséquence combinée de la réduction du métabolisme et de la préservation de l’énergie.

 

Quelques constats

-  Chez les adolescents ; un sommeil insuffisant est lié à un plus petit volume de matière grise.

-  Des nuits de moins de 6h augmentent le risque de diabète de type 2 de 28%.

-  Le sommeil a un rôle sur la concentration, la mémorisation, l’orientation, la maturation cérébrale ou l’apprentissage. Ce constat explique en partie pourquoi les bébés dorment deux fois plus que les adultes.

- Une mauvaise qualité et/ou quantité de sommeil augmente le risque d’irritabilité, de dépression, d’hypertension, d’infection ou de prise de poids en augmentant l’appétit.

 

Et les troubles du sommeil ?

Les troubles du sommeil ont des conséquences importantes, notamment, sur les difficultés d’endormissement, sur les réveils nocturnes et sur la sensation de sommeil non récupérateur.

Les facteurs déclenchants sont nombreux ; ils peuvent êtres installés ou ponctuels, être d’origine endogène ou exogène :

  • insomnies chroniques, 16% de la population.
  • apnées du sommeil , au moins 5% des adultes. L’âge et le poids augmentent le risque d’en souffrir. Elles aggravent le risque cardiovasculaire, la fatigue et la somnolence diurne.
  • besoin excessif de sommeil (hypersomnie), 5% de la population adulte.
  • syndrome des jambes sans repos, 8% de la population. Il perturbe l’endormissement et/ou fragmente le sommeil.
  • troubles du rythme circadien épisodiques (par exemple : décalage horaire) ou troubles du rythme circadien spécifiques liées à la perturbation de la chronobiologie.
  • parasomnie (phénomène anormal lors de la phase de sommeil lent profond ou de sommeil paradoxal) : somnambulisme, somniloquie, terreurs nocturnes pour ne citer que les plus constatées. Leurs origines sont mal connues (génétique, maladie neurodégénérative, stress, fièvre, médicaments…).

 

Et quelle place pour les rêves ?

Plusieurs théories s’affrontent. Dès 1895, Sigmund Freud stipule que les rêves sont l’expression inconsciente de désirs et sentiments refoulés.

Plus tard, des chercheurs supposent que les rêves permettent de mémoriser des évènements, des sentiments ou des apprentissages. D’autres voient dans les rêves un mécanisme permettant d’intégrer ou réviser des comportements innés ou acquis par leur répétition inconsciente. Enfin, plus récemment, il est proposé que le rêve soit lié au réveil et à la réactivation brutale de la conscience

A ce jour, aucune de ces hypothèses ne sont avérées et elles doivent encore être vérifiées par les neurosciences.

 

Quels sont les enjeux du sommeil et de la recherche ?

Les nouvelles technologies permettent de développer la recherche et de mieux connaitre les mécanismes liés au sommeil. Des liens tels que sommeil et capacités cognitives, sommeil et dépression ou sommeil et maladies cardiovasculaires, même s’ils sont démontrés, doivent être encore étudiés.

Mieux décrire les mécanismes et comprendre les facteurs de la vie quotidienne déterminants pour la qualité du sommeil sont essentiels pour améliorer les informations en santé publique, pour bâtir des programmes de prévention ou pour améliorer les conditions de vie et de travail

 

Quelques astuces pour bien dormir

  • Se coucher à des horaires réguliers
  • Se lever tous les jours à la même heure
  • Avoir un réveil dynamique (lumière du jour ou forte, étirement, petit-déjeuner)
  • Faire du sport régulièrement, excepté le soir, soit 3 ou 4 heures avant de se coucher
  • Pratiquer la micro-sieste
  • Limiter la consommation d’excitants après 14h (café, thé, coca, boissons énergisantes)
  • Ne pas sauter le diner et éviter l’alcool et la cigarette le soir
  • Avoir une activité calme le soir (2h avant le coucher) et déconnecter (éteindre smartphone, tablette, ordinateur)
  • Avoir un espace dédié au sommeil, obscurité, silence, température entre 18 et 20°C)
  • Se coucher quand les signes de sommeil apparaissent (bâillements, paupières lourdes, yeux qui piquent…)

 

 

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